lieutenant Licart

Résumé

lieutenant Licart Le cheval barbe et son redressage (1930)

Si les doigts cèdent, l'encolure s'allonge, le centre de gravité avance, l'allure s'étend; s'ils résistent, le cheval reste moelleusement fléchi, courbé sur la main, prêt à se détendre dès qu'elle ne s'y opposera plus, tel le ressort élastique et fin qu'une force imperceptible suffit à tenir tendu mais qui se débande instantanément dès qu'elle disparaît. Cette tendance continuelle du cheval à se détendre différencie à première vue la vraie légèreté de la fausse; elle n'est autre chose que l'allant, autrement dit, l'impulsion naturelle ou acquise.
Source : Gallica

lieutenant Licart Le cheval barbe et son redressage (1930)

Quand on entreprend de redresser un cheval acculé, il est essentiel en effet de bien connaître la différence qui oppose ces deux légèretés, car le cheval qui est resté longtemps acculé a tendance à revenir vers son premier équilibre défectueux. Or, si le cavalier ne sait pas discerner la vraie de la fausse légèreté il croira son cheval léger parce qu'il ne tire pas et le cheval, au lieu de courir après son mors s'habituera ainsi à « se tenir seul ». Cheval et cavalier s'enliseront de plus en plus l'un dans son défaut l'autre dans son erreur.
Source : Gallica

lieutenant Licart Le cheval barbe et son redressage (1930)

Le cheval mal abrité, peu nourri, vit à l'aventure au gré des saisons. Son maître ne lui parle jamais, ne le caresse jamais, le frappe de sa cravache, lui laboure les flancs de son éperon ou des angles tranchants de son étrier, lui meurtrit la bouche avec un mors barbare, l'assied brutalement sur les jarrets, le surmène, l'utilise boiteux, l'utilise blessé, l'utilise malade, l'utilise mourant.
Source : Gallica

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