Résumé

Édouard Ducéré Napoléon à Bayonne : d'après les contemporains et des documents inédits (1897)

Le roi Charles IV et la reine Marie-Louise se hâtaient maintenant d'autant plus que Napoléon, par une lettre en date du 29 avril, paraissait leur promettre une prompte vengeance : « Je n'ai pas reconnu et ne reconnaîtrai jamais le prince des Asturies comme roi d'Espagne ; je le lui ai fait dire officiellement. Je me réjouis de voir Votre Majesté ; mais je suis fâché de la savoir incommodée. Elle peut compter sur mon désir de lui être agréable et de lui donner des preuves de l'intérêt qu'elle m'inspire et de la véritable amitié que j'ai pour elle » (2) .
Source : Gallica

Édouard Ducéré Napoléon à Bayonne : d'après les contemporains et des documents inédits (1897)

Napoléon se trouvait un jour au Boucau, inspectant les travaux des deux quais magnifiques qui attendaient patiemment un raccordement qui les relie d'une façon continue avec Bayonne et Saint-Esprit.
Un homme de haute stature, à l'œil vif, au geste brusque, portant à sa boutonnière le ruban de la Légion d'honneur, marchait à ses côtés. C'était M. Bourgeois, lieutenant de vaisseau, pilote-major de la Barre, que l'Empereur honorait d'une estime toute particulière.
Source : Gallica

Édouard Ducéré Napoléon à Bayonne : d'après les contemporains et des documents inédits (1897)

« Je suis horriblement logé. Je vais, dans une heure, changer et me mettre à une demi-lieue, dans une bastide. L'infant Don Carlos et cinq ou six grands d'Espagne sont ici ; le prince des Asturies est à vingt lieues ; le roi Charles et la reine arrivent. Je ne sais où je logerai tout ce monde-là. Tout est encore à l'auberge. Mes troupes se portent bien en Espagne. J'ai été un moment à comprendre tes gentillesses, et je t'aime de bien bonne amitié. Je désire que tu fasses des amitiés à tout le monde à Bordeaux ; mes occupations ne m'ont permis d'en faire à personne » (1) .
Source : Gallica

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