Résumé

Émile Lambert Lettre au futur président de la république (1848)

Cependant le travail humain n'est pas achevé, les efforts organiques datent d'hier; accomplis sans désintéressement, et sans unité, ils ont donné la mesure de l'impuissance des hommes, mais ils ne sauraient prescrire les principes ni déplacer les questions. Il est évident pour tout le monde que de politique la lutte est devenue sociale, et que l'immense majorité des hommes de nos jours s'est avisée de croire qu'elle avait le droit de vivre en travaillant, et de revendiquer ce droit en dépit des royautés, des égoïsmes et des sophismes de toute sorte.
Source : Gallica

Émile Lambert Lettre au futur président de la république (1848)

Voyez ce jeune Corse, au front vaste et pâle, à la figure maigre, au regard aigu, français par le coeur et par le génie, savez-vous ce qu'il fait sur ce cheval que presse son éperon impatient? il rêve l'empire du monde; il passe les Alpes et sème dans sa course victorieuse des républiques italiennes ; il mène à sa suite la gloire et la liberté ; il ne rapportera dans son pays que la gloire ; mais symbole puissant de la nationalité française, il sera grand, courageux, téméraire, humain dans sa force ; il donnera aux peuples l'hospitalité de la conquête
Source : Gallica

Émile Lambert Lettre au futur président de la république (1848)

Or, si le christianisme a anéanti l'esclavage, c'est à fa politique, c'est à la science des réalisations progressives à détruire Je prolétariat et à associer équitablement et humainement l'homme à l'homme; car la lutte est le contraire de la société, et pour cette croisade de liberté vraie, de religieuse assistance et d'égalité émancipatrice devant la vie, c'est encore vers la France que se tourne le monde, et c'est d'elle, de son génie et non de son épée que les opprimés attendent encore le salut et la délivrance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature