Émile Pouget

Émile Pouget

Résumé

Portrait de Émile Pouget Émile Pouget Le Père peinard

Les vraies feignasses, ce sont les capitalos et la racaille de la haute ; ces maudits enjoleurs, pour qu’on n’aperçoive pas leur flemme, gueulent « aux feignants », comme le cambrioleur qui se débine dans la rue crie « au voleur » pour qu’on ne l’arquepince pas.
Le travail est une gymnastique nécessaire : celui qui n’en fout pas un coup d’un bout de l’an à l’autre, tombe malade. Évidemment je parle d’un turbin modéré, ne tuant pas son homme à la peine, — tel qu’il sera à l’ordre du jour dans la société anarchote.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Pouget Émile Pouget Le Père peinard

Si quelqu’un y met un doigt, ça froisse ses sentiments de proprio : il grince des dents, voit rouge... et un crime passionnel s’ajoute à la liste !
Comme à tout, le seul remède à ces monstruosités est la liberté.
De même, ce qu’on ne voit plus, c’est des jeunesses se suicider par amour : quand les enfants étaient la propriété des parents, défense leur était faite d’avoir des amourettes selon leur cœur ; l’intérêt de la famille primait tout. Aussi le résultat était propre : à chaque instant, des pauvres gosses, tout débordants de vie s’escoffiaient pour échapper à l’autorité familiale.
Source : Wikisource

Portrait de Émile Pouget Émile Pouget Le Père peinard

L’HIVER
L’HIVER s’amène officiellement le 20 décembre, — mais le charognard n’a pas attendu jusque-là pour nous geler les arpions et le bout du nez, — fichtre non !
Nous voici à la saison où le soleil a grise mine, il a des gueules de papier mâché et n’est pas plus faraud qu’un fromage blanc. Comme chaleur, il ne nous envoie guère plus qu’un glaçon et ça, parce qu’au lieu de nous servir ses rayons d’aplomb, l’animal ne nous les expédie qu’en biseau — de sorte qu’ils se tireflutent par la tangente, sans se donner la peine de dégeler nos abattis.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature