M. Bertram

Définition et enjeux

Anthony Trollope,  Les Bertram

“ Vers la fin du troisième jour M. Bertram rendit le dernier soupir en présence des siens. Son parent le plus proche n’était pas auprès de lui, car personne n’avait osé l’appeler. Dans les derniers temps il avait exprimé tant de dégoût au seul nom de sir Lionel, que tous, d’un commun accord, s’étaient abstenus de nommer le père de George. Le mourant sembla comprendre que son dernier instant approchait, car de temps à autre il levait la main maigre et flétrie qui reposait sur le lit, comme pour avertir ceux qui l’entouraient. ”
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Anthony Trollope,  Les Bertram

“ Sir Henry pensa ensuite au coffre-fort de M. Bertram. Ah ! s’il eût pu connaître ce secret-là, sa décision eût été vite prise ! Il savait bien que le vieillard s’était brouillé avec son neveu. Il savait également que George, dans son aveugle entêtement, ne ferait aucune démarche pour amener une réconciliation. N’était-il pas à présumer qu’une grande partie, au moins, des richesses presque fabuleuses de M. Bertram irait à sa petite-fille ? Il avait, il est vrai, un risque à courir ; mais, en toutes choses, il faut courir des risques. ”
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Anthony Trollope,  Les Bertram

“ Harcourt refusa d’abord. Une voulait pas être condamné à vanter une femme qu’il supposait ne pas devoir lui plaire ; aussi tâcha-t-il d’échapper à la corvée. Mais Bertram tint bon, et il fut enfin convenu qu’ils iraient ensemble à Littlebath.
Tout ceci se passait vers la fin de l’hiver. Dans l’intervalle, mademoiselle Baker avait, selon sa promesse, vu M. Bertram, et la réponse de l’oracle de Hadley, comme presque toutes les réponses d’oracle, avait été fort ambiguë. Le vieillard n’avait montré ni colère ni plaisir en apprenant ce qui s’était passé.
”
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