Désiré Aubry

Élements biographiques

Désiré Aubry Belle figure et grande oeuvre (1931)

Non, la richesse n'a jamais été une tentation pour Mère de Riou. « C'est le fardeau des riches d avoir plus qu'il ne faut », a dit saint Augustin, et, tous les jours, elle s'en décharge. Elle ne veut pas encourir l'anathème de l'Evangile : « Malheur à vous, riches ! », mais goûter la joie promise par le prophète : « Heureux qui a l'intelligence de l'indigent et du pauvre ! » Que n'a-t-elle donné, ancienne châtelaine pour ses vieux serviteurs, religieuse pour sa communauté, mère pour les orphelins et sourds-muets ?
Source : Gallica

Désiré Aubry Belle figure et grande oeuvre (1931)

Il y verrait aussi des visages nouveaux, à la tête du petit pensionnat, dans la première classe et à la dépense, qui ne feront peut-être pas oublier les sœurs Fouquet, d'Auberville et de Folleville, mais qui sauront continuer leur œuvre, ayant tout ce qu'il faut « pour instruire et se faire aimer » ; il y verrait surtout la Mère Fondatrice, l'esprit toujours lucide, mais impotente, s'appuyer de temps à autre sur deux béquilles, et il estimerait que c'est le premier souci qu'elle lui cause, et la première peine à la Communauté !
Source : Gallica

Désiré Aubry Belle figure et grande oeuvre (1931)

Les sacrifices consentis pour le service des aliénés, les charités faites aux sourds-muets l'ont rendu « dur et sec » ; mais une saine gaîté, fruit d'une bonne conscience, le garde d'être amer. Ni M. d'Aigneaux, ni M. Laillier ne l'ignorent. Le souvenir conservé de Mère de Riou, l'affection d'un père pour sa fille leur font à tous les deux une obligation de soutenir l'œuvre de la fondatrice, et chacun de leur côté, sans égard aux libéralités d'hier, avancent, pour le temps qu'il en sera besoin et sans réclamer d'intérêt, une somme de trois mille francs.
Source : Gallica

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