Frédéric Borde

Élements biographiques

Frédéric Borde La Crise économique à la Chambre des Députés… (1884)

Il est bien certain, nous le répéterons mille fois, que celui qui n'a ni soi, ni capital, est obligé pour vivre d'aller offrir ses bras à celui qui a le sol ou le capital. Or, le capital provient du travail sur le soi. Donc la subordination du travail provient de l'aliénation du sol. Voilà qui est bref et parfaitement clair.
Mais si le travail est esclave, qui est libre? — La richesse évidemment. Dès lors tout impôt que vous placez sur la richesse est immédiatement rejeté sur le travail. Essayez donc alors de réformer l'assiette de l'impôt !
Source : Gallica

Frédéric Borde La Crise économique à la Chambre des Députés… (1884)

Il ne restera bientôt plus que des mastodontes de la richesse comme Rothschild au milieu d'une immense population de misérables.
Vous cherchez le thermomètre de la crise, M. Jules Ferry. Eh bien, regardez donc du côté de l'emprunt et non du côté du Mont-de-piété.
Quant à vous autres, prolétaires, faites bien attention à ceci : M. de Rothschild tire un revenu de ses capitaux. Mais le profit du capital, tant que le sol est aliéné, provient de l'exploitation du travail.
Source : Gallica

Frédéric Borde La Crise économique à la Chambre des Députés… (1884)

La justice n'admet pas la propriété (individuelle) appliquée au sol, — car si une partie du sol peut être possédée par un individu, qui la retient pour son usage seul, comme une chose sur laquelle il exerce un droit exclusif, d'autres parties de la terre peuvent être occupées au même titre, et ainsi toute la surface de notre planète tomberait entre les mains de certains individus, — voici alors le dilemme auquel on arrive.
Source : Gallica

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