Isidore-Alexandre Massé

Élements biographiques

Isidore-Alexandre Massé L'instituteur et le paysan (1871)

Il est certaines gens qui font promptement d'un homme qui a le courage d'imprimer quelques vérités, un insulteur et un impie. Tout mon crime est d'avoir dit de rudes vérités: j'en avais la main pleine et je n'en ai laissé s'échapper que quelques-unes! Constater les abus, le mauvais vouloir des maires, l'ineptie, la sotte arrogance des conseils municipaux, est-ce donc insulter? Montrer l'instituteur sous le joug despotique d'un curé de village, est-ce porter atteinte à des croyances respectables, à la religion, en un mot?
Source : Gallica

Isidore-Alexandre Massé L'instituteur et le paysan (1871)

On objectera que cette élévation immédiate du traitement grèvera lourdement le budget. Erreur ! il n'est point nécessaire d'augmenter le budget d'un sou. Il y a de gros et scandaleux traitements, de grasses sinécures, des cumuls qu'il est urgent de supprimer au profit du ministère de l'instruction publique , le plus pauvre des ministères. Le traitement de l'instituteur augmenté, sa propre dignité s'en ressentira. Le paysan, qui ne comprend pas que le mérite puisse être de compagnie avec la pauvreté, n'accorde quelque considération qu'à un homme qu'il sait être dans une position aisée.
Source : Gallica

Isidore-Alexandre Massé L'instituteur et le paysan (1871)

Mais la civilisation a marché, et, avec elle, le luxe élégant s'est introduit dans nos moeurs. Ce sont presque des dandys. Ils ne sortent plus que bien vêtus, bien cirés, bien frisés et odoriférants. Pour eux, c'est l'habit qui fait le moine. Ils ont sous le bras un épais portefeuille, ce qui leur donne, l'air d'hommes importants. Pour faire gagner son procès au paysan, ils ne viennent plus aujourd'hui lui demander un pot de cidre, un morceau de lard et deux ou trois andouilles.
Source : Gallica

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