Jules Renauld, Le pillage et l'incendie de Fontenoy… (1875)
“ Nous étions dans les plus déchirantes alarmes; le foyer de l'incendie s'étendait; la maison de M. Rottemont, qui touche à l'église, était en feu, et le Saint-Sacrement se trouvait encore dans le tabernacle : nous tremblions à la pensée d'une horrible profanation. M. Antoine fut arrêté par les Prussiens, qui tiraient sur quiconque approchait. Nous retournons tous deux vers l'officier qui gardait notre pont et m'avait paru si bienveillant; nous le conjurons de nous donner un laissez passer pour Fontenoy, ou un de ses soldats pour nous accompagner; je lui fais les offres les plus séduisantes. ”
