“ « Hélas ! me disais-je, n’est-il donc plus d’espoir ? faut-il mourir si jeune ! faut-il me voir égorger de sang-froid ! pourquoi n’ai-je pas péri comme le pauvre N..., en me défendant ? » Et je souffrais toujours plus, et mon sang coulait à grands flots à chaque mouvement que faisait la voiture. Mais tout à coup une réflexion soudaine vint me frapper ; je pensai qu’en faisant le mort, je serais sans doute laissé par les brigands, avec les cadavres de mes compagnons, et que je pourrais me sauver ensuite. ”
L. ***
Élements biographiques
L’œuvre de L. , marquée par une réflexion approfondie sur les enjeux sociaux et politiques, s’articule autour de textes majeurs tels que Revue des Deux Mondes et Mon dernier opuscule. Son écriture, à la fois introspective et engagée, explore les frontières de la justice, la vulnérabilité humaine et les paradoxes de la modernité.
À travers des récits de souffrance individuelle ou des débats sur l’urbanisme, comme dans Mémoire présenté à M. le maire de Cambrai, l’auteur questionne les mécanismes de pouvoir et les exigences de l’administration. Son style, passant du lyrisme à l’analyse rigoureuse, dévoile une préoccupation constante pour l’équité et la solidarité.
Citations de L. ***
“ Nous prions les membres de la société de vouloir bien s’occuper de nous dans leurs séances, ainsi que leur sagesse et leur justice pourront le leur suggérer, et de conserver, autant qu’il sera en leur pouvoir, les principes de cette union et de cette amitié qui ont commencé par eux, et par suite de laquelle ils peuvent compter qu’ils ne sortiront jamais de notre bienveillante mémoire. Nous les engageons à nous transmettre leurs vœux et leurs désirs. ”
L. ***, Mémoire présenté à M. le maire de Cambrai par un habitant de cette ville… (1836)
“ Convient-il de conserver l'égoût de la Porte St-Sépulcre, au moyen de quelques changements ? Cette question pourra encore étonner ; mais puisqu'elle est élevée par un organe assez imposant, il faut bien s'y arrêter, au moins quelques instants. Il est en général bien difficile de tirer parti de ce qui est essentiellement défectueux ; à plus forte raison de faire quelque chose de bon avec ce qui est tout-à-fait mauvais. Aussi je pense qu'on ne pourrait que se faire illusion sur les palliatifs à appliquer à l'égoût. ”
