Mikhaïl Saltykov-Chtchedrine,
Trois contes russes
“ Elle ne comprenait pas que jamais il n’avait été aussi affranchi des vapeurs du vin qu’à ce moment-là, et qu’il avait tout bonnement fait une fâcheuse trouvaille qui lui déchirait le cœur. Si cette foule avait fait elle-même pareille trouvaille, elle aurait compris assurément qu’il est au monde une douleur, la plus cruelle de toutes, celle qu’on éprouve en trouvant inopinément la conscience. Elle aurait compris, cette foule, qu’elle-même était aussi difforme d’esprit, aussi abrutie que cet ivrogne qui se lamentait devant elle. ”

