Vincent-René Barbet Du Bertrand

Vincent-René Barbet Du Bertrand Lettres de Mr de Fronsac, fils du duc de Richelieu… (1801)

Non, Chevalier, cette convulsive crise n'est point la vraie félicité. Alors les sentimens du cœur sont matériellement absorbés, les facultés de l'âme ont suspendu leurs fonctions, et nos
sens agissent pour être les vils agens d'une vile brutalité. Lorsque je crois entendre encore cette Elisabeth s'écrier au milieu de son délire convulsif : ha mon cher Lépine, mon bon Patau, ha mon bon Lépine, mon cher Patau, mon imagination se représente ces femmes-de Juida se livrant indistinctement au lascif ourang-outan ou au noir africain dont le génie ne s'élève pas au dessus de l'instinct du singe.
Source : Gallica

Vincent-René Barbet Du Bertrand L'Appel au peuple, ou l'Accent de la vérité sur un éminent personnage… (1820)

Vos charlatans de tribune supposent que le monarque ne peut être fort que par la toute-puissance de celte noblesse dont son trône se trouve environné.
Comment peut-on concevoir que la royauté qui renaît, en quelque sorte, de ses cendres, puisse chercher un dangereux appui dans une aristocratie qui ne fut jamais l'auxiliaire du prince , sans vouloir s'associer à ses droits, et lui imposer le joug des prétentions les plus ambitieuses ?
Ceux qui craignent une alliance intime de la royauté avec l'oligarchie, prouvent la plus entière ignorance dans la science du pouvoir.
Source : Gallica

Vincent-René Barbet Du Bertrand Lettres de Mr de Fronsac, fils du duc de Richelieu… (1801)

Riga et St. - Pétersbourg, toutes belles et complaisantes qu'elles soient
ne peuvent être que des anges de ténebres à côté de la radieuse, de l'incomparable Elisabeth Apraxcin.
Le vin et les liqueurs faisaient fermenter mes esprits et je pensai qu'il était inconvenant d'opposer de grands efforts à cette effervescence libertine.
Mon Elisabeth est une de ces belles ingénues qu'il faut prendre d'assaut; connaît-elle cette aimable coquetterie.
de l'amour qui d'un air folâtre dispute la rose du plaisir pour augmenter son prix aux yeux de l'heureux vainqueur qui la cueille.
Source : Gallica

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