Émile Thierry

Élements biographiques

Émile Thierry Les Vaches laitières... (1895)

Nous entendons, par cette proposition, qu'une bête laitière ne doit jamais avoir faim après chaque repas. Il faut qu'elle soit complètement et absolument rassasiée. Si elle souffre de la faim, non seulement l'aliment n'est pas utilisé convenablement pour l'entretien, mais il ne peut donner aucun produit susceptible de se transformer en lait. Nous savons qu'une vache à lait n'est autre qu'une machine à transformation. Plus on lui fournit d'éléments, plus elle en transforme, plus la mamelle en élabore quand, d'ailleurs, nous le répétons, l'entretien de l'animal est complet.
Source : Gallica

Émile Thierry Les Vaches laitières... (1895)

Tout à coup, sans signes prémonitoires, au moins pour les gens chargés des soins de la parturiente, la bête qui paraissait gaie, s'intéresser à son veau, avoir bon appétit, en même temps qu'elle avait beaucoup de lait, refuse tout aliment, devient triste et se couche pour ne plus se relever. La mamelle se flétrit, le lait ayant disparu comme par enchantement. Le coucher est caractéristique, sterno-costal, avec la tète fichée perpendiculairement au sol, le nez enfoui dans la litière. Un frisson général, de longue durée et très fort, se manifeste ; la conjonctive devient rouge vif.
Source : Gallica

Émile Thierry Les Vaches laitières... (1895)

Mais jamais, d'après notre expérience, nous ne conseillerons l'emploi de la tourbe, de la tannée ou de la sciure de bois pour la litière d'une vache laitière. Ces substances, outre qu'elles s'imprègnent rapidement des déjections, font avec les excréments une bouc qui souille, en y adhérant fortement, le pis et les trayons. Quelque soin que l'on prenne, pour laver la mamelle, avant la traite, on trouve toujours, au fond des vases contenant le lait même soigneusement tamisé, des poudres noirâtres plus ou moins abondantes et toujours répugnantes pour le consommateur.
Source : Gallica

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