Résumé

Achille Mercier Le nouvel emprunt et la politique du Grand livre… (1868)

Le nouveau roi, qui donnait sur le trône, chose bien nouvelle en France, le spectacle des vertus de famille, approuva de toutes ses forces ce système, qu'on l'accusait d'exagérer dans la gestion de sa fortune privée. L'amortissement continua de fonctionner, la dette de s'amoindrir; une opposition parlementaire un peu étroite, un peu taquine, surveilla du moins avec soin l'emploi des deniers publics, et rien dans les finances ne sembla s'éloigner des errements si sages de la Restauration.
Source : Gallica

Achille Mercier Le nouvel emprunt et la politique du Grand livre… (1868)

Il n'est donc pas sans utilité de parcourir avec soin les feuillets du Grand livre, et de rechercher quels enseignements ils contiennent. Chaque époque, chaque crise nouvelle a laissé là une trace profonde. Le lendemain de chacune de ces révolutions périodiques que nous traversons depuis soixante-quinze ans, le gouvernement nouveau comble le déficit creusé par celui qui l'a précédé, et augmente ainsi, bon gré mal gré, cet énorme fardeau de plus de 300 millions de rente annuelle et perpétuelle que le pays est contraint de supporter, et qui cause une si grande déperdition de forces.
Source : Gallica

Achille Mercier Le nouvel emprunt et la politique du Grand livre… (1868)

Ces charges énormes, formant un total de près de 120 millions de rente, retombaient annuellement sur un pays déchiré par la guerre civile, assiégé aux frontières par l'Europe en armes. La mer, au pouvoir de l'ennemi, ne laissait plus arriver les produits exotiques si nécessaires à la vie ; la population valide étant dans les camps, les usines et les métiers chômaient; les céréales elles-mêmes devenaient rares; jamais peuple ne supporta plus effroyable misère. Les faux assignats, que les émigrés jetaient en France par milliards, achevaient de porter au comble le désordre économique.
Source : Gallica

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