Résumé

Alexandre Assier Le Bibliophile du département de l'Aube… (1855)

Les registres de l'oeuvre de l'église de Troyes citent un nombre vraiment prodigieux de noms de donateurs et de bienfaiteurs. Au XVe siècle, la foi pouvait encore créer ces merveilles de l'architecture dont nous ne serons plus que les admirateurs. Les riches et les pauvres, les bourgeois et les pauvres servantes donnaient de beaux deniers et laissaient toujours en mourant quelques sous et même quelques vêtements. Ces âmes candides croyaient par leurs aumônes attirer sur elles la miséricorde de celui qui ouvre les cieux aux hommes bienfaisants.
Source : Gallica

Alexandre Assier Le Bibliophile du département de l'Aube… (1855)

De grands travaux vont s'exécuter, Louis Raguier, abbé de Montier-la-Celle, est nommé évêque de Troyes. Jacquot le Roncelot, Felisot le Dru, maçons, cimentent les cleres voyes d'en haut et blanchissent les basses voûtes. Des lettres de pardons sont portées en Lorraine, en Picardie, au pays de Reims et en Bourgogne. L'argent commence à abonder dans les coffres du chapitre; les fidèles, les prêtres et les chanoines versent de beaux deniers. Des blocs de pierre sont transportés de Tonnerre à Troyes. Les pilliers sont assis sur leurs fondements de grosses pièces de craie, sans boys ni pilotis.
Source : Gallica

Alexandre Assier Le Bibliophile du département de l'Aube… (1855)

Aussi, dans ce quinzième siècle qui s'ouvrit pourtant par un odieux attentat, pour l'expiation duquel plusieurs millions d'hommes périrent, Paris n'absorbait pas encore tout ce qu'il y avait d'intelligence et de vie dans les provinces. Initiés aux beaux-arts dès le jeune âge, nos compatriotes, simples maçons ou peintres-verriers, ciselaient des statues et exécutaient des verrières pour accomplir dignement leur court pélerinage dans cette vallée de larmes.
Source : Gallica

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