Lucien Morel-Payen

Résumé

Lucien Morel-Payen Troyes et Provins (1910)

C'est un véritable musée : retables, statues, tableaux, verrières, tout s'y presse et s'y accumule avec une abondance qui frappe d'autant plus l'étranger que celui-ci n'est pas suffisamment préparé à ce spectacle par le dehors de l'édifice. Le chevet, qu'on a reconstruit à plat, comme à Saint-Jean et à Saint-Xicolas, pour le conformer à l'alignement de la rue, porte quelques belles niches gothiques sous une abside renaissance à contreforts ornés de consoles et de vases, et offre seul, avec le petit portail sud, d'un gothique charmant, quelque intérêt.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen Troyes et Provins (1910)

Dès l'entrée, on est agréablement frappé par l'ampleur des proportions
générales et l'on comprend que Vauban, passant à Troyes en 1703, ait qualifié Saint-Xizier de « superbe édifice ». Le XVIIIe siècle a quelque peu gâté le sanctuaire en enjolivant les piliers ronds de consoles rococo et de l'inévitable « gloire » en bois doré. Mais il a respecté les vitraux, dont toutes les fenêtres, ou peu s'en faut, se pavoisent encore comme de lumineuses tapisseries bien que, depuis moins de dix ans, la malechance semble s'acharner sur cette inestimable parure de l'église.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen Troyes et Provins (1910)

Girardon a consigné ces deux fondations dans deux inscriptions sur marbre blanc fixées à un pilier du croisillon nord et il les a surmontées d'un bas-relief qui représente la Mort en prières dans un cadre d'attributs funéraires. Et c'est ici vraiment qu'il faut admirer le génie de l'artiste qui, à force de finesse et de dextérité, a su sauver le côté macabre du sujet en réalisant ce tour de force : donner une physionomie orante et attendrie, l'illusion de la vie, en somme, à une tête de mort!
Source : Gallica

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