Résumé

Lucien Morel-Payen Troyes et l'Aube (Edition complètement refondue et très augmentée du Nouveau guide de l'étranger dans Troyes et le département de l'Aube… (1929)

Pour bien connaître une ville, pour bien se pénétrer de sa physionomie, pour en bien deviner et comprendre l'histoire, il faut en explorer tous les quartiers, les vieux de préférence et c'est alors que, du contact de ces vénérables témoins du passé, l'évocation surgit, et que les édifices d'art et de beauté qu'on a vus précédemment, placés dans le cadre qui les a entourés dès leur naissance et qui les enveloppe presque intégralement encore, comme c'est le cas pour Troyes, apparaissent dans toute leur grandeur et dans toute leur éloquence.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen Troyes et l'Aube (Edition complètement refondue et très augmentée du Nouveau guide de l'étranger dans Troyes et le département de l'Aube… (1929)

En revenant sur nos pas, en face de la rue des Deux-Paroisses, prenons la rue Surgale, dont la courbe bien arrondie, qui épouse la sinuosité du cours de la Seine, n'est pas la moindre curiosité. Là encore, c'est du vieux Troyes tout pur. Les vieilles maisons cahotantes les unes sur les autres, les « lignots » qui descendent et qui remontent, les étages qui s'étayent fraternellement d'une maison à l'autre, font penser à une double bande de vieux ivrognes qui, bras dessous bras dessus, se feraient un vis à vis quelque peu chancelant et dégingandé dans un bal de kermesse populaire.
Source : Gallica

Lucien Morel-Payen Troyes et l'Aube (Edition complètement refondue et très augmentée du Nouveau guide de l'étranger dans Troyes et le département de l'Aube… (1929)

Tous ces nouveaux riches, dont quelques-uns voient la noblesse chevronner d'un blason leur enseigne, se font construire des hôtels de pierre plus somptueux que les modestes pans de bois où ils sont nés. On achève la cathédrale, commencée depuis trois siècles, et on la fait précéder d'un splendide portail qu'Yvon Bachot et Nicolas Haslin décorent de bas-reliefs. On entreprend de réédifier Saint-Jean sur un plan plus vaste, on reconstruit Saint-Nicolas et Saint-Pantaléon détruits par le terrible incendie de 1524 ; on élève aussi Saint-Nizier.
Source : Gallica

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