Henri Prentout

Résumé

Henri Prentout Caen et Bayeux (1909)

L’histoire de Caen s’ouvre avec un magnifique chapitre d’art roman, chapitre essentiel, capital, de l’histoire du roman en Normandie. Le gothique n’y figure pas, comme à Rouen, par des monuments de premier ordre, tels la cathédrale ou Saint-Ouen. Rouen est la ville du gothique, mais ici l’art ogival a terminé l’abbaye aux Hommes, commencé Saint-Pierre, presque achevé Saint-Jean. Enfin à une époque de prospérité, l’art de la Renaissance y a brillé d’un très vif éclat et a produit ces chefs-d’œuvre: l’abside de Saint-Pierre, l’hôtel d’Ecoville, l’hôtel de la Monnaie.
Source : Gutenberg

Henri Prentout Caen et Bayeux (1909)

Point n’est toujours besoin d’avoir recours au peintre, au graveur, pour ressusciter [p. 5] le passé. Telle entrée de Caen par la rue Porte-au-Berger, la rue Montoir-Poissonnerie est encore bien visible avec son aspect d’autrefois.
Nous admirions tout à l’heure les silhouettes des clochers et des tours se découpant sur le ciel bleu; mais vienne l’hiver, la neige, rare d’ailleurs, nous éprouverons une impression saisissante à voir se perdre dans les flocons les tours de Saint-Etienne, tandis que sous sa dentelle frissonne la délicate abside de Saint-Pierre.
Source : Gutenberg

Henri Prentout Caen et Bayeux (1909)

Autant la Trinité est sombre, autant Notre-Dame de Bayeux est claire; autant la nef de Saint-Etienne est sévère, grave dans sa majesté, autant celle de la cathédrale est riante et gaie. C’est que la nef de Bayeux n’est qu’à demi romane; elle est gothique non seulement par sa voûte comme Saint-Etienne, mais aussi par ses hautes fenêtres à double baie. La lumière vient baigner la nef, mettre en relief les mille détails d’une sculpture incomparable dans l’art roman.
Source : Gutenberg

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