Alexandre-Pierre-François de Lambel

Résumé

Alexandre-Pierre-François de Lambel Le bienheureux P. Fourier, de Mattaincourt… (1870)

Dans sa paroisse, Fourier n'acceptait pas à manger hors de chez lui; mais si on l'invitait aux noces, aux repas de baptême ou de funérailles, il y venait quelquefois pour bénir la table, demander la part des pauvres et adresser aux convives une petite allocution. Il profitait de ces occasions pour y exhorter les riches à l'observance des lois religieuses et à l'amour du travail. Car il voulait que la main ou l'esprit fît son labeur. C'était, à ses yeux, un point essentiel sur lequel il avait soin d'insister. Le bon emploi du temps honore Dieu , sert le prochain et préserve du mal.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-François de Lambel Le bienheureux P. Fourier, de Mattaincourt… (1870)

Pierre fut admis au noviciat sans difficulté. Quand les chanoines virent le sérieux de sa vie, ils crurent à un moment de ferveur que l'entraînement de l'exemple ne tarderait pas à dissiper ; ils voulurent éprouver sa vertu et lui imposèrent d'humiliants services. Nonseulement il lavait la vaisselle, mais il se nourrissait des restes de la maison, se couchait dans un obscur réduit, subissant, sans se plaindre, toutes les avanies auxquelles le soumettait le caprice de chanoines qui n'avaient plus guère du religieux que l'habit et le nom.
Source : Gallica

Alexandre-Pierre-François de Lambel Le bienheureux P. Fourier, de Mattaincourt… (1870)

Pourriez-vous jamais me conseiller, curé que je suis, d'abandonner mon peuple et de ne pas vouloir mourir de faim avec eux, s'ils en meurent, et me tenir comme eux, au milieu des craintes et des dangers de peste qui courent maintenant, pour les consoler, pour les repaître des sacrements et de la parole de Dieu, pour les exhorter à la patience, pour demander l'aumône pour eux.
Source : Gallica

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