Alphonse Grasset, La guerre en action ; 1, 3. Le 22 août 1914 au 4e corps d'armée… (1924-1925)
“ C'est un terrain nu, aux avoines coupées, où la vue s'étend au delà de la route d'Étalle dont on aperçoit le rublan blanc barrant la nappe d'or des champs. Tout cela étincelle et miroite sous un soleil ardent qui darde ses rayons dans la figure de nos soldats. On tire peu, ne sachant quoi viser, mais le moral est excellent en dépit des pertes qui sont sérieuses, surtout parmi les officiers lesquels, désoeuvrés, causent et fument, debout derrière leurs unités, comme aux manoeuvres. Le commandant Barrard, blessé d'un éclat d'obus, a conservé son commandement, la tête emmaillotée dans un linge. ”
