Antoine-Claude-Joseph Bellier

Résumé

Antoine-Claude-Joseph Bellier République monarchique, par M. Bellier… (1831)

D'ailleurs, ceux qui obéissent à un roi sont moins tourmentés d'envie et de jalousie que ceux qui vivent dans une aristocratie héréditaire. Le prince est si loin de ses sujets, qu'il n'en est presque pas vu, et il est si fort au-dessus d'eux, qu'ils ne peuvent imaginer aucun rapport qui puisse les choquer; mais les nobles qui gouvernent sont sous les yeux de tous, et ne sont pas si élevés que des comparaisons odieuses ne se fassent sans cesse. Ainsi, la raison peut croire à l'existence d'un roi sans noblesse ; un peuple libre peut admettre l'un et rejeter l'autre.
Source : Gallica

Antoine-Claude-Joseph Bellier République monarchique, par M. Bellier… (1831)

Ce sera sans doute un mal ; et en consentant à cet ordre de choses, le peuple abdique une portion de sa souveraineté et de sa liberté. Il ne faut point examiner le sacrifice mais les résultats. Si ce sacrifice prévient la formation d'une aristocratie territoriale comme celle de Rome ou de l'Angleterre, si l'on obtient un gouvernement libre encore et non agité, le sacrifice n'est-il pas un bénéfice réel pour le peuple ? D'ailleurs, chaque citoyen aura la faculté de pouvoir citer devant un juri chaque magistrat comme incapable de remplir ses fonctions.
Source : Gallica

Antoine-Claude-Joseph Bellier République monarchique, par M. Bellier… (1831)

LA Liberté est une jeune et belle personne dont tout le monde médite intérieurement d'être le ravisseur.
Dans les villes, comme dans les villages, il s'élève partout des querelles relatives à la préséance. Partout il se trouve des hommes qui aiment mieux, comme César, être les premiers dans leur village que les seconds dans Rome.
L'expérience de tous les peuples et de tous les lieux doit convaincre les écrivains et les gouvernans de la nécessité d'établir plus d'une branche du pouvoir et même plus de deux.
Source : Gallica

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