Auteur :René Doumic, Revue des Deux Mondes
“ Se mêler vivante au mystère de la création, s’absorber dans le grand Tout, sentir son cœur se dissoudre dans le cœur animé et inconscient des plantes et des arbres, c’est sans doute le rêve qu’annonce ce titre un peu énigmatique:le « cœur innombrable, » c’est le rêve panthéiste. Toutefois sur cette joie de l’âme qui vibre à l’unisson de toute la nature une ombre passe. Car sans doute la nature ne cessera de nous convier aux mêmes l’êtes; mais nous n’en jouirons pas toujours avec la même intensité, puisque en définitive c’est en nous que réside la cause première de toutes nos émotions. ”
