Résumé

C. Lavollée Le Royaume de Siam et une Ambassade anglaise à Bangkok

De tous les préceptes de Bouddha, celui qui est le mieux observé, c’est l’article qui prescrit de vivre d’aumônes. Chaque jour, les talapoins se mettent en campagne avec leur besace et leur marmite réglementaire, et ils vont recueillir les provisions, les présens de toute sorte que leur prodigue la charité publique. Donner à un talapoin, c’est donner à Bouddha, et la population s’empresse d’accomplir ce pieux devoir. Le roi, la reine et les principales concubines font tous les jours, de leurs propres mains, à un nombre considérable de bonzes des distributions de vivres et d’aumônes.
Source : Wikisource

C. Lavollée Le Royaume de Siam et une Ambassade anglaise à Bangkok

Sir John Bowring s’accorde avec le savant évêque pour exalter la magnificence intérieure et extérieure des pagodes qu’il a visitées à Bangkok. La plupart de ces temples sont construits dans des proportions gigantesques : l’un d’eux renferme une statue de Bouddha endormi, qui mesure plus de cinquante mètres de long. L’or est répandu à profusion ; chaque souverain se croyant obligé de marquer son règne par l’érection de splendides pagodes, toutes les richesses de Siam ont été enfouies dans ces monumens de la piété ou plutôt de la vanité royale.
Source : Wikisource

C. Lavollée Le Royaume de Siam et une Ambassade anglaise à Bangkok

La forme du gouvernement est despotique. Le souverain est maître absolu de la vie et des biens de ses sujets ; c’est à son profit que se perçoivent les impôts, c’est lui qui ordonne toutes les dépenses. Les courtisans admis à ses audiences demeurent prosternés ; à son approche, le peuple se jette à terre : malheur à l’imprudent qui oserait lever les yeux sur lui ! Il faut se découvrir quand on passe devant le palais ; les nobles doivent fermer ou baisser le parasol, insigne de leur dignité, devant les murs de la demeure royale.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature