Charles Hardouin

Résumé

Charles Hardouin Voyage à Kanboury et à Ratboury (1885)

Après m'être promené plus d'une heure dans cette solitude, évoquant en imagination cette foule de courtisans qui se pressaient jadis autour du fameux régent, je me fis conduire aux ruines de l'ancienne ville fortifiée de Ratboury, rasée par les Birmans il. y a plus d'un siècle. L'oeuvre de destruction des vainqueurs a été si complète qu'il ne reste plus aucun vestige de nature à révéler quelque monument antique ou curieux. De là, je revins à la ville de Ratboury proprement dite, qui se développe autour de la maison du gouverneur sur la rive gauche du fleuve.
Source : Gallica

Charles Hardouin Voyage à Kanboury et à Ratboury (1885)

Bien différente est la situation des Cambodgiens : y a-t-il une corvée désagréable, des travaux pénibles à exécuter, une conscription forcée, c'est sur eux que s'appesantit la main de fer des Siamois. On dirait qu'il existe entre les deux races des antipathies, des haines que le temps n'a pas encore affaiblies.
Quant aux Pégouans, ils sont moins molestés, quoiqu'on ne leur ménage pas les corvées. Ils relèvent, comme les Laotiens et les Cambodgiens, du kalahome.
Source : Gallica

Charles Hardouin Voyage à Kanboury et à Ratboury (1885)

Les actionnaires perdirent leur argent et aucun autre essai ne fut tenté, avec raison peut-être, lorsqu'on voit les Chinois, ces travailleurs patients par excellence, abandonner petit à petit une culture qui n'est même plus assez rémunératrice pour eux... C'est un crève-coeur de voir, en débouchant du khlong Ban-lùang dans la rivière de Tachin, sur la rive opposée, tout un ensemble de constructions grandioses en briques, surmontées de hautes cheminées. Là où tout était activité et vie, il ne règne plus que la solitude et, d'année en année, tout va se dégradant.
Source : Gallica

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