Charles Le Cour Grandmaison

Résumé

Charles Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

L’homme, quel qu’il soit, ne doit jamais perdre de vue que, dans les années de santé, il a le devoir de penser aux mauvais jours. Mais, si l’ouvrier seul, est incapable d’une épargne suffisante, il est légitime que le patron lui vienne en aide pour lui permettre de réaliser l’assurance. Car le salaire ne comprend pas toujours l’indemnité nécessaire à compenser la déperdition de forces qui est la conséquence du travail. La participation au paiement des cotisations de l’assurance comble d’une façon très heureuse cette lacune dans la constitution des salaires.
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Charles Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

Il eût été difficile, à la vérité, d’en charger les caisses de maladie, qui constituent déjà cinq types distincts et n’ont aucun lien et aucune corrélation entre elles, mais il semblait naturel de confier l’assurance sur l’invalidité et la vieillesse aux corporations légalement organisées pour l’exécution de la loi sur les accidens. Chacune de ces grandes Mutuelles patronales constitue une caisse autonome, alimentée par des primes ou cotisations d’assurances payées par les patrons, et à charge de servir aux ouvriers la rente à laquelle ils ont droit.
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Charles Le Cour Grandmaison Revue des Deux Mondes

La situation n’est plus la même de notre temps : la Réforme d’abord, puis la Révolution, ont détruit l’organisation corporative, dispersé le patrimoine des travailleurs et des pauvres, et porté une atteinte profonde à la constitution de la famille. La société moderne, établie d’après une conception individualiste, laisse à chacun le soin d’épargner à sa guise et se borne à charger l’État, d’une manière générale, de pourvoir à toutes les misères.
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