Résumé

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Rabelais et l'architecture de la Renaissance… (1840)

Nous avons devant les yeux le tracé irrégulier des grosses tours de Chantilly, les escaliers capricieux, les cheminées orientales, les tourelles pointues de Chambord. Évidemment Rabelais ne s'est figuré ni une façade régulière, ni le développement d'un escalier à angles droits, ni le triangle d'un fronton : il n'a dans la tête que tours et courtines, que vis simples ou brisées; il s'amuse à entendre crier la girouette historiée qui surmonte les dentelles de plomb des toits d'ardoises : la date du livre de Rabelais est bien la date de son esprit.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Rabelais et l'architecture de la Renaissance… (1840)

Nous autres, auxquels la nature a refusé le don de la création, nous ne sommes bons qu'à devenir le gui ou le lierre de ces grands et vieux arbres qui couvrent le sol littéraire des nations civilisées.
Depuis tantôt vingt ans que je lis et relis Rabelais, j'ai eu sur ce bouffon de génie bien des illusions qui se sont dissipées. J'ai cherché la clef de Gargantua et de Pantagruel comme les contemporains de maître François cherchaient la pierre philosophale.
Source : Gallica

Portrait de Charles Lenormant Charles Lenormant Rabelais et l'architecture de la Renaissance… (1840)

Seulement, pas plus dans Chambord que dans Bonnivet, on ne s'est affranchi de l'imitation des châteaux du moyen âge. De grosses tours rondes en soutiennent les angles, et conservent à l'ensemble un certain aspect de forteresse. Thélème n'est point irrégulière comme Saint-Germain, Amboise ou Chantilly ; mais elle n'atteint pas la belle disposition de Chambord. Le plan hexagone adopté par l'architecte sent plus le donjon que le palais : Rabelais ne trouve rien de mieux à placer sur la face de la Loire que la saillie
d'une tour.
Source : Gallica

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