Résumé

Châteaux. Châteaubriant. La ville et les églises (1898)

A peine a-t-on dépassé le donjon d'entrée, que le château-fort de Brient, avec son puissant donjon, les tours de son châtelet et la courtine qui les unit, se dresse devant le spectateur. Cet ensemble est fort beau : les murailles ont une patine particulière que font encore valoir les verdures environnantes. On croit voir le long des murs, au droit des mâchicoulis, les traces de la poix bouillante, et les vieilles pierres, en place depuis bientôt neuf siècles, ont de ces tons
recuits qu'affectionnait Théophile Gautier.
Source : Gallica

Châteaux. Châteaubriant. La ville et les églises (1898)

Ses principales particularités sont ses mâchicoulis de maçonnerie, le fruit de sa base et la situation de son beffroi. Il était encore, au commencement du XIXe siècle, coiffé de sa haute toiture quadrangulaire ; aujourd'hui un noyer vigoureux, qui a poussé dans l'un de ses angles, et atteint de ses rameaux le sommet ébréché des murailles, le recouvre d'un dôme de verdure. Dans le fossé, d'altiers sycomores voilent de leur feuillage les brèches béantes, les entailles que lui ont faites les boulets et les siècles. Solidement assis sur son monticule, il n'en a pas moins fière
attitude
Source : Gallica

Châteaux. Châteaubriant. La ville et les églises (1898)

Il desservait aussi le chemin de ronde et se terminait comme l'escalier principal à la plateforme supérieure.
Les murs de la tour du beffroi sont percés de profondes meurtrières par lesquelles on peut juger de leur épaisseur formidable ; en certains endroits ils mesurent plus de deux mètres. Les embrasures sont encadrées de blocs de grès ferrugineux qui portent encore les traces des barreaux de fer qui les obstruaient.
Le donjon, ruiné entièrement,
dresse sur le ciel ses quatre murailles dont le sommet n'a gardé aucun vestige de la toiture qui le couvrait.
Source : Gallica

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