Claude Victor Ernest Duchêne

Résumé

Claude Victor Ernest Duchêne Une page de l'histoire du petit séminaire d'Autun… (1872)

Tout à coup, sur les neuf heures et demie, se fait entendre le cri sinistre : Au feu! au feu! Par une imprudence reconnue, le feu s'était déclaré dans une soupente annexée aux infirmeries.
A ce cri d'alarme, tout le monde fut bientôt sur pied, et il nous souvient de la frayeur qui nous glaçait à la vue de ces flammes qui menaçaient de ruiner un établissement échappé aux dangers de l'occupation et du bombardement.
La terreur se répand rapidement en ville. Une foule nombreuse et sympathique est bientôt sur les lieux : chacun veut coopérer à sauver un des monuments d'Autun.
Source : Gallica

Claude Victor Ernest Duchêne Une page de l'histoire du petit séminaire d'Autun… (1872)

Au lendemain de ce triste jour, il fallait rendre les devoirs religieux à dix braves, presque tous artilleurs, morts au champ d'honneur et dans les ambulances, et qui avaient eu le bonheur de recevoir les Sacrements de l'Église. La cérémonie se fit dans notre chapelle : elle fut solennellement triste. C'était un spectacle émouvant : dix cercueils étaient rangés dans l'intervalle de vos bancs, le clergé de la Cathédrale, du petit Séminaire, était là, priant pour
ces défenseurs d'Autun, qui avaient trouvé la mort sur nos terrasses.
Source : Gallica

Claude Victor Ernest Duchêne Une page de l'histoire du petit séminaire d'Autun… (1872)

Sur les cinq heures, le combat avait cessé ; à sept heures, les troupes étaient rentrées dans leur casernement : au moins trois mille hommes étaient dans
nos murs, cette fois, l'arme au bras, et sur le quivive. Un silence de mort régnait partout, silence solennel, interrompu seulement par le piaffement des chevaux de l'artillerie et de l'état-major, prêts à être attelés ou montés au premier signal.
Source : Gallica

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