Résumé

Commission interdépartementale… (1893)

N'essayez pas non plus, à ces attardés des moeurs antiques, de faire comprendre le crime d'avortement, du malthusisme après la lettre, car la voix des premiers âges, où la nourriture manquait pour les bouches nouvelles, parle trop haut clans leur conscience, étouffant tout sentiment en face de la peur de la faim. Ce sont les exigences de la vie aventureuse, nomade, traqués, pourchassés qu'ils sont de défaites en défaites, qui leur crie : tue les inutiles, tue les faibles, tue les étrangers, car ce sont là les ennemis !
Source : Gallica

Commission interdépartementale… (1893)

Le peuple, en tout pays, est attaché aux lois de ses pères ; quand il est vaincu, il y tient d'autant plus qu'il les considère comme le seul héritage sauvé du naufrage national. Ses notions différentes sur toutes choses, sa conception spéciale de la vie le jettent sans qu'il le sache dans des délits inconscients et le mettent sous le coup de peines réelles de beaucoup inférieures ou supérieures aux peines verbales que le législateur avait eu l'intention de fixer.
Source : Gallica

Commission interdépartementale… (1893)

On ne saurait trop le répéter : les institutions d'un peuple ne sont pas le produit d'une génération spontanée ; elles ne peuvent différer des conditions de la matière humaine — à formule connue ou inconnue — qui ne cesse de façonner et de modifier. On ne peut donc leur substituer impunément tout d'un coup les coutumes d'une nation étrangère, à moins de vouloir transgresser les règles de la logique et de l'équité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature