Résumé

Delly,  Rue des Trois-Grâces (1981)

“ M. Lebœuf s'y trouvait déjà, assis dans la salle devant une tasse de café, sous l'œil bienveillant de Mme Bugle.
— J'ai voulu goûter encore l'excellent café de la Tête d'or, dit-il en tendant la main à Régis. Mme Bugle a la main pour cela.
— Je lui en ai déjà fait compliment, répliqua Régis en souriant à l'hôtesse.
Mme Bugle se rengorgea un peu, tout en prenant un petit air de fausse modestie fort amusant sur sa ronde figure.
— Vous êtes bien bons, messieurs. Vous voyez qu'à la Tête d'or on n'est pas de ces mercantis qui empoisonnent le monde, que c'est une pitié !
”
Source : Gallica

Delly,  Rue des Trois-Grâces (1981)

“ Une brise tiède agitait de suaves parfums de fleurs. Régis rêvait, les paupières mi-closes. Il revoyait un jeune visage d'un ovale si fin, les beaux yeux qui révélaient tant de droiture, la douceur d'un sourire sans gaieté. Il aimait sa robe blanche toute simple, ses cheveux bruns qui prenaient parfois une teinte mordorée...
Un bruit de pas interrompit sa songerie. Avançant un peu la tête, il vit dans une allée voisine Iris et le baron de Carlande. Celui-ci venait, le front penché. Sa mâchoire se contractait, comme sous l'empire de la colère. Près de lui, Iris
marchait d'un pas tranquille.
”
Source : Gallica

Delly,  Rue des Trois-Grâces (1981)

“ Béatrix se tut un moment, les yeux songeurs, sa belle bouche un peu crispée, sans doute au souvenir de ces jours d'amertume. Puis elle regarda de nouveau Régis et sourit légèrement.
— Elle m'a aussi parlé de vous, monsieur. Elle m'a dit que vous aimiez ma fille.
— C'est vrai, madame, et si Mlle d'Amberval voulait bien accepter le don de ma vie, elle me rendrait le plus heureux des hommes.
— Elle aussi vous aime. Rien ne s'oppose à ce qu'elle devienne votre femme, car je vous la
confierai sans crainte.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature