Résumé

Du Serment en matières politique et religieuse… (1833)

Les citoyens ne doivent pas hésiter devant une telle mesure : la liberté naturelle est limitée par la civilisation; la liberté politique a ses bornes dans la charte, et nulle part il n'y a plus de liberté pour tous que là où il y a civilisation et constitution. Il en sera de même pour la pensée jamais son influence ne sera plus puissante que lorsqu'elle ne détruira pas sans cesse, par la licence, la croyance qu'on doit avoir dans ses assertions. Au reste, une loi sage pour poser des limites, un jury pour juger les abus: et la liberté sera toujours dans sa plénitude.
Source : Gallica

Du Serment en matières politique et religieuse… (1833)

Je l'avouerai, Messieurs, que dans toutes les recherches historiques dont je me suis occupé, chez les peuples les moins civilisés de l'univers connu, soit dans les déserts sauvages de l'Afrique, à Tombouctou, à Dahmé, à Maroc, à Bornou, au Fezzan, etc., et nulle part, je n'ai pu trouver l'existence d'un gouvernement populaire en action; car, vous le savez, l'état populaire est celui où le peuple exerce en corps sa puissance souveraine; le seul exemple qu'il puisse nous proposer est celui de San-Marin en Italie. M. Cormenin nous éclairera sur ce point essentiel.
Source : Gallica

Du Serment en matières politique et religieuse… (1833)

Ainsi, un tribunal judiciaire, rival de ce pouvoir politique de l'état, pourrait perpétuer, à son gré, la rébellion et la révolte, et rendre le crime impuni. Ainsi, un jury oserait-il condamner ces perturbations armées, ces complots surpris en flagrant délit, les armes à la main ? Ainsi, le pouvoir de l'administration du royaume ne pourrait-il pas devenir nul, dans les mains responsables des hauts fonctionnaires, qui doivent compte à la nation, des causes qui en troublent la prospérité?
Source : Gallica

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