Du ministère , par Léopold de Massacré (1815)
“ Pour moi, je l'avoue, je ne saurais m'élever à une politique aussi sublime ; je me contente de l'admirer, sans essayer de la comprendre. Quelque odieux que me soit Bonaparte, je n'estime guère plus un ministre qui l'a trahi, qu'un ministre qui auroit trahi le Roi. La trahison me paraît toujours infâme : l'infamie de l'homme trahi ne saurait la justifier à mes yeux. Le traître, ce me semble, ne peut jamais avoir droit qu'à de l'argent et du mépris. Je passe à la retraite du duc de Feltre. La conduite qu'il a tenue au mois de mars dernier a été universellement admirée ”
