Résumé

Du ministère , par Léopold de Massacré (1815)

Pour moi, je l'avoue, je ne saurais m'élever à une politique aussi sublime ; je me contente de l'admirer, sans essayer de la comprendre. Quelque odieux que me soit Bonaparte, je n'estime guère plus un ministre qui l'a trahi, qu'un ministre qui auroit trahi le Roi. La trahison me paraît toujours infâme : l'infamie de l'homme trahi ne saurait la justifier à mes yeux. Le traître, ce me semble, ne peut jamais avoir droit qu'à de l'argent et du mépris. Je passe à la retraite du duc de Feltre. La conduite qu'il a tenue au mois de mars dernier a été universellement admirée
Source : Gallica

Du ministère , par Léopold de Massacré (1815)

Quant à la douceur dont il a usé sous Bonaparte envers les Royalistes, n'étoit-elle pas convmandée par les circonstances et par l'intérêt bien entendu de Bonaparte lui-même? n'étoit-elle pas un jeu que la victoire devait faire cesser? Qui croira au moins qu'elle ait été dictée uniquement par l'humanité et le royalisme, et que nous ne soyons pas , en grande partie, redevables à l'intérêt de Fouché, qui sans doute s'arrangeoit de façon à rester ministre, quel que fût le souverain ?
Source : Gallica

Du ministère , par Léopold de Massacré (1815)

Le Roi, en appelant au ministère l'assassin de son frère et l'un des restes les plus dégoûtans de notre révolution , a cru, sans doute, que ce choix serait agréable à la nation, ou du moins qu'il ne lui serait pas désagréable; car, dans les principes qui nous gouvernent en ce moment!, le plus grand défaut d'un ministre est sans contredit de déplaire à ses concitoyens, et tous les talens du monde ne peuvent le racheter.
Source : Gallica

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