Résumé

Edmond Garrigou Éloge funèbre de Mirabeau : stabilité de la Constitution… (1867)

Elle n'est permise que dans le cas d'une défense légitime de soi-même ou de ses alliés. Les tyrans qui sacrifient les peuples à leur ambition féroce méritent les anathèmes de l'humanité. Du sein des tombeaux, s'élèvent des voix épouvantables pour demander vengeance des ravages , des incendies, et de tant de meurtres commis par leur ordre. La Constitution, en renonçant à toute conquête, garantit de pareilles abominations. Les vues de paix et de justice qu'elle fit éclater, aurait suffi pour lui assurer l'amour des Français et les hommages de l'univers.
Source : Gallica

Edmond Garrigou Éloge funèbre de Mirabeau : stabilité de la Constitution… (1867)

Trop de repos nous engourdit, Trop de fracas nous étourdit, Trop de froideur est indolence, Trop d'activité pétulance, Trop d'amour trouble la raison, Trop de remède est un poison, Trop de finesse artifice, Trop de rigueur cruauté, Trop d'audace témérité, Trop d'économie avarice, Trop de bien devient un fardeau, Trop d'honneur est un esclavage, Trop de plaisir mène au tombeau, Trop d'esprit nous porte dommage, Trop de confiance nous perd, Trop de franchise nous dessert, Trop de bonté devient faiblesse, Trop de fierté devient hauteur.
Source : Gallica

Edmond Garrigou Éloge funèbre de Mirabeau : stabilité de la Constitution… (1867)

Elle distinguera enfin notre héros, succombant presque sous le poids des mille et mille têtes de l'aristocratie, et d'un air victorieux, présentant au genre humain, le plus beau présent qui soit sorti des mains de l'homme ; les décrets de l'Assemblée Nationale, auxquels il a eu une si grande part. Sa figure est fière et fortement prononcée; c'est celle d'un homme libre, digne de l'être. Nos derniers neveux diront que son dernier soupir fut un vœu pour la liberté de la patrie, sa dernière expression, un anathème contre la tyrannie.
Source : Gallica

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