Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Une page de l'histoire de mes livres… (1857)

Certes, si pour apprécier la valeur d'un pareil refus, l'on se place au point de vue d'un proscrit républicain lié par le devoir, ou même, faisant toute abstraction de parti, si l'on se place au point de vue de l'homme de coeur, un pareil refus n'est rien de plus que ce que commande la dignité de soi à une âme ferme et droite.
Or, cette dignité de soi, cette fermeté, cette droiture d'âme se sont dès ce moment révélées à mes yeux chez madame de Solms, et je l'ai dit, je conçus dès lors, et j'ai toujours conservé depuis, une haute estime pour son caractère.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Une page de l'histoire de mes livres… (1857)

J'ai nommé M. de LAMENNAIS... Il ressentait depuis longtemps pour madame de Solms cette tendre, et paternelle affection qu'inspire aux nobles âmes la jeunesse ornée de tous les dons, et frappée par le malheur.
Qu'il me soit permis d'extraire de la volumineuse correspondance de l'exilée avec M. de Lamennais quelques lettres dont une, entre autres, est singulièrement belle et touchante. L'intérêt le plus sérieux, le plus austère s'y revêt cependant d'une grâce et d'une délicatesse inimitables.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Une page de l'histoire de mes livres… (1857)

Je connais trop le monde pour m'étonner de ce qu'une femme de vingt ans, séparée de son mari, serve de thème à ces médisances qui sont, pour ainsi dire, la vie de ce qu'on appelle la société. Il n'est pas une personne de quelque beauté à qui la médisance, dans son inépuisable libéralité, n'ait donné.ou prêté des adorateurs; mais entre ces caquets, qui sont la consécration de la mondaine renommée d'une élégante, d'une femme à la mode, dans la meilleure compagnie; entre ces caquets, dis-je, et les calomnies dont vous vous révoltez, ainsi que moi, il y a un abîme d'ignominie.
Source : Gallica

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