Résumé

F. Bresson De la chaleur spécialement appliquée à l'industrie manufacturière… (1829)

Un corps chaud peut être comparé à un réservoir rempli d'air comprimé; si on ouvre issue à cet air, il s'échappera du réservoir jusqu'à équilibre de pression ; la seule différence, c'est que le calorique est si subtil qu'on ne peut le retenir dans aucun corps; il passe à travers comme l'eau passe à travers le sable , tandis que l'air peut être emprisonné.
- C'est cette élasticité du calorique, cette force plus ou moins grande avec laquelle il tend à s'échapper d'un corps, qu'on nomme tension du calorique, ou température du corps
Source : Gallica

F. Bresson De la chaleur spécialement appliquée à l'industrie manufacturière… (1829)

Ce que nous connaissons de la vapeur nous démontre clairement que dans la distillation il est absolument impossible d'obtenir des corps parfaitement purs, et cela par la seule raison que les corps se convertissent en vapeurs à toutes les températures [65, 67] ; en effet, imaginons un mélange d'alcool et d'eau qu'on soumet à la distillation ou évaporation pour obtenir l'alcool pur, et supposons qu'on opère à 80 degrés, terme de l'ébullition de ce mélange; à cette température il se formera de la vapeur d'alcool, et il se formera aussi de la vapeur d'eau dont la tension est 552 millimètres [68]
Source : Gallica

F. Bresson De la chaleur spécialement appliquée à l'industrie manufacturière… (1829)

Une question importante est celle-ci : à quelle température convient-il d'envoyer l'air brûlé ou fumée dans la cheminée? Sans doute si l'économie n'entrait pour rien dans sa solution, la réponse serait , à la température la plus élevée possible; car, toutes choses égales d'ailleurs , la vitesse d'ascension, c'est-à-dire le tirage est d'autant meilleur que cette température est plus élevée , et de là un maximum dans la quantité de combustible brûlé dans un temps donné, d'où résulte aussi un maximum dans la température produite [45]
Source : Gallica

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