Résumé

Fernand Daguin Les lois commerciales de l'univers (1914)

Au point de vue économique, l'existence des mochalata est de la plus haute importance; elle constitue non seulement pour le commerçant étranger une cause de gain par la part qu'il prend à l'entreprise d'agriculture du mochalat, mais en outre," il lui assure la livraison des produits de la terre à exporter, et lui crée aussi une influence étendue sur la production elle-même, de telle sorte que déjà il peut en faire état au moment de la réception de ses commandes. C'est notamment de cette manière que la culture de la graine de lin a pu être introduite au Maroc.
Source : Gallica

Fernand Daguin Les lois commerciales de l'univers (1914)

Le commerce du Maroc s'exerce dans sa plus grande partie sous l'empire non du droit marocain, mais du droit étranger.
Non seulement parce que la plupart des gros commerçants sont des étrangers, et demeurent sous leurs lois propres, mais aussi parce que les sujets marocains vivent sous l'empire du droit étranger, un grand nombre de négociants, et justement les plus importants de ceux qui exercent un commerce indépendant, et des intermédiaires commerciaux (semsare ou en partie, mochalate) se sont placés toutà-fait sous la protection d'une législation commerciale étrangère.
Source : Gallica

Fernand Daguin Les lois commerciales de l'univers (1914)

Mais aujourd'hui, dans la plupart des cas, les relations de courtage du commerçant étranger avec le semsar n'ont d'autre but que de procurer à un trafiquant marocain ayant un négoce indépendant, et qui peut être, soit un marchand, soit un propriétaire foncier, soit un personnage influent à tout autre titre, les avantages de la protection étrangère, sans que ce prétendu semsar fasse en rien acte de courtier ou d'acheteur pour le prétendu commettant.
Source : Gallica

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