François-Auguste Fauveau de Frénilly

Résumé

François-Auguste Fauveau de Frénilly Considérations sur une année de l'histoire de France… (1815)

Quand au moment présent deviez-vous hésiter entre la crainte imaginaire de l'Europe qui venoit de vaincre pour vous, qui par un traité aggrandissoit vos états, qui a besoin de votre poids dans sa balance, qui avoit sauvé Paris de Buonaparte et la crainte d'une armée rebelle et prête à conquérir pour lui ces mêmes états respectés par les étrangers. Pouviez-vous hésiter entre un ennemi douteux que tout montroit en allié et un ennemi certain et implacable à qui vous laissiez pour auxiliaire toutes les forces de l'empire.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Considérations sur une année de l'histoire de France… (1815)

Le roi ne marchandoit point son trône de ses ennemis ; il le recevoit de ses amis ; je dirois, de son propre parti, s'il n'étoit vrai qu'il n'y avoit réellement plus, à cette époque, de parti en Angleterre. Le parlement lui-même sévit contre les grands coupables, non en vainqueur qui se venge, mais en magistrat qui juge. Nulle clémence ne fut imposée au monarque, et il reçut sans peine un royaume florissant, un trône paisible et un peuple si facile à l'obéissance, que sous le plus foible des rois l'Angleterre, si récemment agitée, n'éprouva aucune secouse digne d'attention.
Source : Gallica

François-Auguste Fauveau de Frénilly Considérations sur une année de l'histoire de France… (1815)

Un homme suffit à toutes ces choses. Un homme sur le trône a toujours fait ou perdu son siècle ; lui tout seul en est vraiment comptable, et l'histoire cherche en vain des circonstances de chûte ou de prospérité là où toujours la fermeté d'un monarque juste a tout sauvé, la foiblesse d'un bon roi a tout laissé perdre, ou la violence d'un tyran a tout renversé.
Source : Gallica

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