Georges Alfassa

Résumé

Georges Alfassa Le fer et le charbon lorrains… (1916)

Ce n'est pas seulement à notre avantage que doivent se produire les accroissements des importations en provenance de Belgique et du RoyaumeUni. Leur intérêt s'identifie avec le nôtre lorsqu'il s'agit d'arracher à l'Allemagne la suprématie de la sidérurgie en Europe et d'assurer, pour des fins de paix et de progrès dans la civilisation, le développement mutuel des puissances de l'Entente. Mais, en même temps, ces apports de charbon peuvent être l'origine d'échanges, favorables à nos Alliés comme à nous-mêmes, de fer contre charbon.
Source : Gallica

Georges Alfassa Le fer et le charbon lorrains… (1916)

Et ainsi nous apparaît une nouvelle raison pour laquelle le bassin ferrifère français était indispensable à l'Allemagne.
Il en est une autre : celle-ci décisive.
On pourrait se demander pourquoi l'Allemagne, plutôt que d'intensifier l'extraction de ses mines, importait de l'étranger des quantités croissantes de minerai. Des indications d'ordre technique le feront comprendre.
Tout d'abord, lorsque dans les statistiques on voit exprimer les tonnages de minerais qui font
l'objet des échanges entre les peuples, on a tendance à se figurer qu'il s'agit de produits essentiellement comparables.
Source : Gallica

Georges Alfassa Le fer et le charbon lorrains… (1916)

Car le minerai de fer et la richesse qui en découle ne peuvent s'estimer sur la valeur marchande de ce produit. Le minerai de fer ce n'est pas seulement la fonte et l'acier, mais c'est surtout les produits dérivés élaborés par les industries successives des constructions mécaniques. Et les 90 francs de fonte brute que fournissent les trois tonnes de minerai de Briey, valant 5 francs la tonne, se transforment à leur tour en machines, en navires, se vendant sur la base de 1500 francs la tonne.
Source : Gallica

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