Résumé

Georges Lannilis Le cas de M. l'abbé Gayraud : étude de moeurs politiques et cléricales (1897)

M. l'abbé Gayraud, chez qui la combativité paraît la faculté dominante, luttait pour l'existence ; la députation était pour l'ex-moine un avenir qui s'ouvrait tout à coup à son ambition et lui apportait des moyens inespérés de vivre et de parvenir. Se sentant appuyé par la partie remuante du jeune clergé, par le gouvernement et par la multitude qui voyait surtout en lui le prêtre, il se livre à toute l'impétuosité de son caractère, où le tact et la modestie tiennent peu de place.
Source : Gallica

Georges Lannilis Le cas de M. l'abbé Gayraud : étude de moeurs politiques et cléricales (1897)

Les couvents sont peuplés d'hommes; il peut donc y avoir des froissements, des rivalités, des jalousies, des intrigues; mais ces misères plus apparentes que profondes, plus ridicules que coupables, disparaissent quand il s'agit d'une chose aussi redoutable qu'une expulsion.
Accuser d'anciens frères d'avoir cédé à la rancune, c'est leur faire le plus sanglant outrage; on doit traiter cette imputation de calomnie jusqu'à ce qu'il y ait des preuves péremptoires.
— M. l'abbé Gayraud est donc bien coupable?
Source : Gallica

Georges Lannilis Le cas de M. l'abbé Gayraud : étude de moeurs politiques et cléricales (1897)

Il y a des ressources presque infinies dans l'âme humaine et dans la grâce divine. Le mal que Dieu permet reste toujours blâmable; mais il peut le tourner à sa gloire. La chute qui brise devient parfois une occasion de salut par le repentir et l'humilité.
— Cette affaire de l'élection de Brest vous paraît, en somme, un malheur?
— Je dirais un crime, si je n'espérais pas que ceux qui ont fait échouer la candidature de Mgr de Cabrières pour lui substituer celle de M. l'abbé Gayraud, malgré les avertissements les plus précis, ont été aveuglés par leurs passions.
Source : Gallica

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