Gilbert de Guillermin de Montpinay

Résumé

Gilbert de Guillermin de Montpinay Mémoire demandé par l'Académie de Lyon sur cette question… (1821)

La puissance des maîtres du Bengale, du Malabar et de l'Indostan, n'agit qu'indirectement sur l'industrie des peuples ; et le despotisme des Nabads , qui se chargent de l'exploitation des terres, répond à la compagnie de la rentrée des revenus publics. Le caractère flexible des Indiens (1) , la douceur de leur climat, la vénération qu'ils ont pour leur prince, et la haute idée qu'ils se font de la supériorité européenne, expliquent la magie de cette puissance, qui livre à la discrétion de la compagnie des Indes toutes les richesses d'un pays qu'elle couvre de ses soldats.
Source : Gallica

Gilbert de Guillermin de Montpinay Mémoire demandé par l'Académie de Lyon sur cette question… (1821)

Mais quelques Français entraînés par la chaleur d'un libéralisme mal entendu, voient dans l'indépendance de Saint-Domingue un grand acte de justice ; ils trouvent dans les avantages d' un traité de commerce avec un pays dont les cultures n'ont plus que quelques années d'existence , une compensation équivalente à la perte d'un commerce immense et au sacrifice d'un droit de souveraineté inaliénable.
Source : Gallica

Gilbert de Guillermin de Montpinay Mémoire demandé par l'Académie de Lyon sur cette question… (1821)

La France, forcée par l'abolition de la traite à ne considérer désormais les cultures de ses colonies que comme un accessoire, devra chercher des compensations dans l'établissement d'un commerce d'entrepôt avec l'Amérique espagnole.
Ce vaste continent placé, par sa contiguïté avec les Antilles françaises, dans le domaine de leur industrie, n'attend pour établir d'utiles et importantes relations avec elles, que la cessation de ce systême d'inertie qui a enchaîné jusqu'à ce moment l'activité des deux peuples.
Source : Gallica

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