Résumé

Guy Gaeng La participation des associations à but idéal à l'exercice des actions publiques et civiles… (1936)

La jurisprudence dominante n'est-elle pas trop étroite ? En confondant l'intérêt personnel d'une Association et le but qu'elle poursuit, ne peut-on pas admettre que toute infraction relative aux intérêts qu'elle protège lui cause un préjudice de nature à lui permettre l'exercice de l'action civile ? En conséquence, pourra-t-elle intervenir dans la répression de l'acte incriminé et, au cas de classement sans suite par le Parquet, mettre elle-même en mouvement l'action publique par voie de citation directe ?
Source : Gallica

Guy Gaeng La participation des associations à but idéal à l'exercice des actions publiques et civiles… (1936)

«... la citation, au lieu de constituer une voie judiciaire ouverte à la réparation d'un préjudice véritable, ne peut-elle pas devenir quelquefois, entre les mains des parties, un moyen d'intimidation et de spéculation ? N'est-il pas arrivé que le plaignant, en notifiant sa citation, ait calculé le prix du désistement que la faiblesse du défendeur pourrait lui offrir ? Que d'hommes honnêtes consentent à de tels sacrifices à la seule idée de se voir publiquement appelés sur les bancs de la police correctionnelle et redoutent la flétrissure d'une prévention même dénuée de fondement ! »
Source : Gallica

Guy Gaeng La participation des associations à but idéal à l'exercice des actions publiques et civiles… (1936)

Il est aussi dangereux que les dessins et les imprimés et la répression devrait être uniforme.
Introduire dans le droit commun la législation sur les outrages aux bonnes mœurs, ce n'est pas porter atteinte à la liberté d'opinion. La presse honnête et morale n'a rien à perdre à cette réforme qui rehausserait son prestige. Il s'agit de lutter non contre des doctrines mais contre une industrie qui spécule sur les bas instincts des foules.
Source : Gallica

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