Louis Sabail, La destitution des officiers ministériels… (1900)
“ Ainsi que nous l'avons montré, l'une des conséquences les plus graves de la destitution est, pour l'officier ministériel, la perte de ses droits électoraux. Les incapacités électorales, suite de la destitution, formaient une aggravation de peine qui, grâce aux pouvoirs que le Garde des Sceaux tenait de l'article 103 du Décret de 1808 et aussi à l'interprétation donnée par la Cour de Cassation au paragraphe 8 de l'article 15 du Décret de 1852, permettaient au Gouvernement d'user du droit de destitution « non pour punir un coupable mais pour supprimer un adversaire politique (1) . » ”
