Résumé

Louis Sabail La destitution des officiers ministériels… (1900)

Ainsi que nous l'avons montré, l'une des conséquences les plus graves de la destitution est, pour l'officier ministériel, la perte de ses droits électoraux.
Les incapacités électorales, suite de la destitution, formaient une aggravation de peine qui, grâce aux pouvoirs que le Garde des Sceaux tenait de l'article 103 du Décret de 1808 et aussi à l'interprétation donnée par la Cour de Cassation au paragraphe 8 de l'article 15 du Décret de 1852, permettaient au Gouvernement d'user du droit de destitution « non pour punir un coupable mais pour supprimer un adversaire politique (1) . »
Source : Gallica

Louis Sabail La destitution des officiers ministériels… (1900)

Comme en droit criminel, il est certain que le désistement du Ministère Public pas plus que celui de la partie lésée ne peut arrêter la poursuite disciplinaire dès qu'elle est engagée. Il importe, en effet, à la société comme au corps dont fait partie l'officier public inculpé, que l'infraction poursuivie soit réprimée si elle a eu lieu, que l'inculpé soit justifié s'il n'a commis aucune faute.
Source : Gallica

Louis Sabail La destitution des officiers ministériels… (1900)

Ce qu'a voulu, en effet, avant tout le législateur de 1898, c'est entourer les affaires disciplinaires des garanties du droit commun. Parmi ces dernières il a considéré, comme une des plus importantes, les différents recours auxquels peuvent être soumises les décisions disciplinaires. Puisqu'il voulait que l'appel fut permis à tout officier
ministériel condamné, comment aurait-il pu accorder aux Cours d'Appel de décider comme premier degré de juridiction vis-à-vis de leurs avoués ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature