H. Redon de Beaupréau, Souvenirs de l'expédition d'Ancône… (1859)
“ A cette époque, en France, les plaisirs piquants et délicats du masque n'étaient plus qu'un souvenir lointain, et rien n'était plus lugubre que les bals de l'Opéra, qu'on n'avait pas encore essayé de galvaniser par la licence. Ici, c'était autre chose : nous étions en Italie, dans l'Adriatique, non loin de Venise. La tradition, le génie facile de la langue, la familiarité qui s'est établie entre toutes les conditions, en dépit des castes, la gaîté, la passion générale, enfin l'absence de pruderie comme de coquetterie, chez les femmes, tout, dans ce pays, est favorable au masque. ”
