Résumé

JORF, Lois et décrets — 01 décembre 1880

Depuis lors, c'est-à-dire depuis deux ans, le Gouvernement n'a donné au Sénat aucune explication sur cette partie si importante de nos affaires. C'est une lacune considérable durant laquelle bien des évènements se sont accomplis et plus d'un ministre a changé, de telle sorte qu'aujourd'hui nous nous trouvons en présence de faits accomplis d'une part, et que de l'autre nous ne savons guère à qui et dans quelle proportion en revient la responsabilité, si même par derrière la responsabilité officielle il n'y en a pas eu de plus réelles peut-être, mais qui se dérobent à tout contrôle.
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JORF, Lois et décrets — 01 décembre 1880

Nous voyons dans les documents diplomatiques que M. de Freycinet fit savoir à l'Angleterre le 27 juillet que la France entendait se borner à une simple démonstration navale, qu'elle ne tirerait en aucun cas un seul coup de canon ; en même temps il chargea nos agents à l'étranger de ne laisser subsister aucun doute sur la nature de notre concours. « Il ne s'agit pour nous, leur écrit-il, que d'une « simple démonstration navale, n'impliquant aucun fait de guerre, et l'engagement de la France ne va pas au-delà d'une pression morale à exercer sur la Turquie. »
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JORF, Lois et décrets — 01 décembre 1880

En Angleterre, les femmes ont des droits dans la commune ; elles n'en ont point en France. Aux États-Unis, je ne crois pas qu'il y ait encore un État qui ait concédé aux femmes, dans les élections politiques, des droits égaux à ceux des hommes, mais il y a un territoire — c'est presque un État ; vous savez qu'en Amérique un territoire, pour devenir État, doit compter 100,000 ou 140,000 âmes — mais que l'on s'y gouverne à peu près comme dans un État, sauf qu'on ne peut pas envoyer au congrès de sénateur ou de député.
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