Jacques Testu, La Deffense du poëme heroïque… (1674)
“ Toutefois dans les chants des grecs & des Latins, On ne voit que des Dieux esclaves des destins : Mais en chantant un Dieu de puissance infinie, Il n'est rien que n'embrasse un sublime genie. Tout luy semble soumis : il semble qu'en ses mains Est remis le pouvoir de l'Autheur des humains. PHILENE. Quoy ? des esprits sans loy, brulans de jalousie, Pretendroient sous leurs loix fouler la Poësie, Sapper les fondemens des heroïques vers, Nous deffendre d'ouvrir les Cieux & les Enfers, Bannir nos veritez, qui sont toute leur haine, Et nos chants dont l'éclat confond leur foible veine ? ”
