Jean-André Perreau

Résumé

Jean-André Perreau Éloge du chancelier de L'Hôpital… (1777)

Son génie ne peut s'égarer, & l'on doit souvent à l'instinct qui le conduit, des beautés qu'un goût trop sévère auroit peut-être retranchées.
A cette fécondité, qui annonce en lui bien plus un coeur qui s'épanche, qu'un esprit qui s égare, se joint encore cette vigueur d'expression, ce stylé mâle & plein de vie qui, brillant sur-tout dans ses dernieres compositions, atteste que l'esprit se fortifie souvent par les malheurs, & que les idées s'élèvent à mesure que l'amé, livrée à elle - même & vivant indépendante, acquiert cette pureté sublime qui caractérise les beaux génies.
Source : Gallica

Jean-André Perreau Éloge du chancelier de L'Hôpital… (1777)

Enfin , si la sage sévérité qu'il emploie, excite & ces menaces hardies, & ces promesses si trompeuses des Courtifans, tour-à-tour mécontens & flatteurs, le témoignage de fa conscience le rassure ; & recevant avec une égale indifférence, & le blâme & l'eftime de ces esclaves de la fortune, il n'ambitionne que le suffrage des gens de bien, cette gloire pure qui fuit la vertu, & croit encore qu'il est plus doux de les mériter que d'en jouir.
A ces talens d'un beau génie , l'Hôpital joint encore ce désintéressement qui caractérise l'homme juste.
Source : Gallica

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