Résumé

Jean-Joseph-Léandre Bargès Mémoire sur le sarcophage et l'inscription funéraire d'Eschmounazar… (1856)

A défaut des Sidoniens eux-mêmes, peuple plus ami du commerce que des arts, les sculpteurs et les autres artistes devaient abonder à Sidon, et, dans tous les cas, on peut supposer que lorsqu'il s'agit d'y élever un monument à la mémoire d'Eschmounazar, on dut songer aux magnifiques tombeaux où les Egyptiens renfermaient les corps de leurs rois, et demander à ce pays ses ouvriers les plus habiles et les plus renommés, comme semblent, d'ailleurs, l'attester le style du sarcophage, qui est égyptien, et sa forme, qui est celle qui avait été adoptée en Égypte sous les dernières dynasties.
Source : Gallica

Jean-Joseph-Léandre Bargès Mémoire sur le sarcophage et l'inscription funéraire d'Eschmounazar… (1856)

Du reste, je juge, d'après les autres verbes de l'inscription qui portent un pronom affixe, que les Phéniciens avaient coutume d'attacher ce pronom au verbe à l'aide d'un noun, ce qui a lieu aussi quelquefois en hébreu, ce qui est d'un usage très-fréquent dans le chaldaïque, mais ce qui est une règle générale et constante dans le samaritain. Ne pourrait-on pas conclure de ce fait grammatical que le phénicien avait beaucoup plus d'analogie avec ce dernier dialecte qu'avec l'hébreu et le chaldaïque?
Source : Gallica

Jean-Joseph-Léandre Bargès Mémoire sur le sarcophage et l'inscription funéraire d'Eschmounazar… (1856)

Défense est donc faite par moi à toute personne royale et à tout homme d'ouvrir mon tombeau et de le mettre à découvert, de me transporter ailleurs avec ce lit funèbre ou d'enlever le sarcophage qui me sert de lit funèbre, de peur que ces dieux saints ne les abandonnent et n'exterminent cette personne royale, cet homme quel qu'il soit, et leur postérité pour toujours.
Source : Gallica

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