Joseph Gabriel Marie de Beaumont-Rochemure

Résumé

Joseph Gabriel Marie de Beaumont-Rochemure Paris-France et la frontière intérieure (1841)

PARIS - FRANCE
ET
LA FRONTIERE INTERIEURE.
Non, le plus grand fléau des peuples, ce n'est pas la guerre ; ce n'est pas la discorde intestine, allât-elle jusqu'à l'effusion du sang ; ce n'est pas la trahison lorsqu'elle se cache dans les ténèbres ; ce n'est pas même la trahison patente d'un ou de plusieurs partis : le plus grand fléau des peuples, c'est la trahison officielle; c'est la paix à genoux que subit un gouvernement armé ; c'est la paix armée qu'invoque un gouvernement à genoux
Source : Gallica

Joseph Gabriel Marie de Beaumont-Rochemure Paris-France et la frontière intérieure (1841)

Vous n'êtes pas de taille à faire accepter, comme moyen de gouvernement, douze lieues de murailles et le cercle de feu des forts détachés. Eh bien ! rappelezvous que la parole a été donnée à l'homme pour dissimuler sa pensée : adressez-vous à la ville de Paris; galvanisez, dans sa personne, l'amour de la patrie et l'horreur de la domination étrangère, et quand
l'exaltation de la patiente lui aura troublé la vue, entortillez-la au profit de la toute-puissance ministérielle, en jurant que vous l'entourez au profit de l'indépendance nationale.
Source : Gallica

Joseph Gabriel Marie de Beaumont-Rochemure Paris-France et la frontière intérieure (1841)

Jusqu'à présent, j'ai pris au sérieux le système dit de défense : j'ai demandé, à la politique et à la guerre, par quel moyen la frontière intérieure viendrait en aide à notre nationalité et au gouvernement; deux absurdités se sont chargées de la réponse.
Mais M. Thiers n'est pas en démence : s'il paraît avoir procédé à l'inverse du sens commun, il faut que ses contre-sens apparens aient leur rationalité dans l'ombre ; l'heure est donc venue de raisonner au point de vue de la fraude.
Source : Gallica

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