Résumé

Joseph Tempier De l'esprit public en France ; par P.-J. Tempier… (1850)

Dans l'esprit des factions qui nous enserrent, cette fraternité c'est la haine, c'est l'envie, c'est la spoliation, c'est la banqueroute de l'État, c'est le droit de ravir, le pouvoir de s'approprier les biens de ses concitoyens ; c'est tout, hors la fraternité.
Tous les abus de la licence sont en relief dans les clubs , premiers fruits du droit d'association. Là s'agite , là rugit tout ce que le libertinage des idées enfante de plus dangereux ; c'est l'anarchie dans son foyer , c'est la révolte dans ses repaires , c'est le cynisme de la liberté.
Source : Gallica

Joseph Tempier De l'esprit public en France ; par P.-J. Tempier… (1850)

Le Catholicisme étant regardé comme le seul vrai, le seul conforme à la doctrine de l'Église universelle, on ne souffrait pas que d'autres cultes , fruits nécessaires de l'erreur , vinssent poser leur camp dans la société et prêcher des dogmes contraires à la croyance nationale. C'était là , selon nos pères , une insulte à la foi, un acte de révolte, un crime énorme et puni des plus durs châtiments.
On ne voyait aucun milieu entre le vrai et le faux; et la tolérance du faux paraissait remplie de périls, menaçante pour l'ordre politique et pour l'ordre social tout entier.
Source : Gallica

Joseph Tempier De l'esprit public en France ; par P.-J. Tempier… (1850)

Cependant l'idée de liberté reste ; et cette liberté consiste dans la puissance de faire tout ce que la loi positive ne défend pas, dans le pouvoir de posséder tous les biens que la loi ne vous enlève point. D'ailleurs la liberté ne se sépare pas de l'égalité, de cette égalité qui arrête l'essor de ceux qui s'élèvent et qui ne retient pas ceux qui tombent. Il ne faut ni riches ni pauvres ; chacun doit avoir le nécessaire, mais rien de plus.
Source : Gallica

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