Résumé

Portrait de Jules Bois Jules Bois Les Petites Religions de Paris

Swedenborg est un fait exceptionnel, et, pour ma part, je suis loin d’admettre toute sa doctrine de visionnaire.
— Mais, dis-je, étonné, Swedenborg a décrit le ciel avec l’exactitude d’un romancier naturaliste. Chacun a, là-haut, l’appartement qu’il mérite. (Que n’en est-il de même ici-bas !) Ses maisons sont en pierres précieuses et en or, les branches des arbres sont en argent. Tous les anges ont une bouche, des oreilles et une langue comme les hommes, mais l’idiome des peuples de l’enfer sont mauvais et produit l’horreur d’un grincement de dents.
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Le prêtre a les doigts joints et il salue Addi-Bouddha, le père abstrait de tous les Bouddhas, par cette invocation amoureuse : « Oh ! notre Nioraï ne peut se comparer à rien, oh qu’il est merveilleusement grand ! » Puis ce petit corps, qui a la couleur du thé et de ces excitants délicieux de l’Orient conduisant au rêve par l’ivresse, s’effondre, disparaît presque sous le manteau sacré ; il s’isole du monde entier afin de mieux s’élancer dans l’au-delà qui, autour de lui, palpite.
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Il faut que chaque race évolue dans sept terres, non pas dans les planètes perceptibles, mais en d’autres que nos yeux et nos instruments ne saisissent point. Notre globe n’est que le quatrième et toute race ne s’achève qu’après le parcours complet. Alors, elle rentre dans le nirvana, but de toute âme à travers la série des réincarnations, nirvana qui n’est pas le néant, mais un état de bonheur illimité qui se perfectionne toujours et où notre individualité est conservée. Le Nirvana, c’est un ciel qui progresse en spirale, sans cesse.
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